|
Bas de marge gauche
|
FDSEA du Bas-Rhin Espace Européen de l'entreprise 2 rue de Rome 67300 Schiltigheim Tél. 03 88 19 17 67 Fax. 03 88 19 17 68
8h00-12h00 et 13h00-17h00
contact: mireille.sturtz@fdsea67.fr
|
© 2011 FDSEA du Bas-Rhin
|
 |
 |
|
|
22/8/2008
|
| |
Conditionnalité des aides PAC : Evolution des BCAE pour 2009
|
 |
 |
|
PAC 2009
Conditionnalité : Evolution des BCAE pour 2009
Alors que l'Union européenne a décidé de la fin de la jachère obligatoire,
le ministère de l'agriculture a récemment acté plusieurs évolutions importantes
des règles de conditionnalité, notamment concernant les bonnes conditions
agricoles et environnementales (BCAE). Il s'agit notamment du mode de calcul
des 3% de couvert environnemental, et de la diversité des assolements. Ces
changements sont importants car ils auront un impact sur les assolements
2009.
Fin de la jachère obligatoire.
La Commission européenne a récemment proposé aux Etats membres de supprimer
définitivement l'obligation de gel des terres pour 2009. La décision devrait
être adoptée lors du bilan de santé de la PAC à l'automne. Cela se traduira
par une disparition des DPU jachère qui deviendront des DPU normaux et pourront
être activés sur l'ensemble des ha admissibles de l'exploitation.
Cette suppression n’oblige pas les agriculteurs à cultiver leurs terres et
le gel volontaire reste possible. De plus, les règles de la conditionnalité
restent en application. Cela concerne notamment l’obligation de localiser une
surface en couvert environnemental, prioritairement le long des cours d’eau.
De même, les agriculteurs ayant souscrit un engagement agroenvironnemental
(Contrat d'Agriculture Durable) sur des jachères, devront maintenir les surfaces
concernées en jachère. Parallèlement, l'Etat vient de modifier certaines règles
de la conditionnalité qui s'appliqueront en 2009.
Nouvelle méthode de calcul de la surface à détenir en couvert environnemental.
Le calcul des 3% de surface en couvert environnemental est modifié en 2009
car l'assiette servant au calcul est élargie aux cultures annuelles qui ont
rejoint depuis 2005 le régime de paiement unique et/ou qui bénéficient d'une
aide couplée. Il s'agit des betteraves sucrières, du tabac, du houblon, des
tomates destinées à la transformation, des pommes de terre féculières, de
la chicorée à inuline, des semences fourragères et des semences bénéficiant
d’une aide couplée.
Jusqu'à présent, le calcul des 3% de SCE était réalisé sur la base des surfaces
en Cop + lin + chanvre + gel.
En 2009, le calcul de la SCE reposera sur la formule suivante :
SCE = 3% des surfaces en [COP + lin + chanvre+ betteraves sucrières + tabac
+ houblon + pommes de terre féculières + tomates destinées à la transformation
+ chicorée à inuline + semences fourragères + semences bénéficiant d’une aide
couplée + gel activant un DPU]
La surface en couvert environnemental pourrait donc augmenter sensiblement
dans certaines exploitations bas-rhinoises, puisque le tabac, la betterave,
et le houblon y sont courants.
Exemple : Une exploitation de 100 ha avec 70 ha de maïs, 10
ha de betteraves, 10 ha de houblon, 10 ha de prairies.
SCE en 2008 : 3% x (70 ha) = 2,1 ha
SCE en 2009 : 3% x (70 + 10 + 10) = 2,70 ha. |
Rappelons que la SCE doit être implantée prioritairement le long des cours
d'eau, sous forme de bandes enherbées de 5 à 10 mètres de large.
Diversité des assolements : il faudra trois cultures
Jusqu'à présent, chaque exploitation avait l'obligation de cultiver au minimum
deux familles de cultures entrant dans la rotation (maïs et céréale à paille
par exemple), ou trois cultures d'une même famille (blé, orge, triticale).
A partir de 2009, on ne parle plus de famille de culture et il sera obligatoire
d'implanter trois cultures différentes, représentant chacune au moins 5% de
la sole cultivée. La prairie temporaire est considérée comme une culture. Afin
d'inciter à la culture des légumineuses, les exploitants implantant plus de
10% de leur sole cultivée en légumineuses pourront n'implanter que deux cultures
différentes.
Les exploitants pratiquant la monoculture bénéficieront toujours d'une dérogation
à cette obligation. Ils pourront continuer à pratiquer la monoculture à condition
de mettre en place une couverture hivernale des sols de toutes leurs parcelles
(culture intermédiaire ou culture d’hiver), ou de broyer l'intégralité des
résidus de culture (mulching). En revanche, pour favoriser l'avifaune, l'enfouissement
des résidus de cultures (de maïs notamment) ne sera plus une obligation en
2009.
Philippe Osswald
Précisions sur la mesure diversité des assolements
en 2009
Suite à l’information que nous avons fait paraître dans l’EAV au sujet
de la modification de la règle BCAE diversité des assolements, nous avons
eu de nombreuses questions. Aussi il nous a semblé important de vous
apporter les compléments d’information suivants :
- Il faudra à partir de la campagne de récolte 2009 disposer
obligatoirement de 3 cultures différentes et non plus 2 familles
de cultures comme par le passé.
Les cultures annuelles et industrielles (maïs, céréales à paille,
betteraves, oléagineux, protéagineux, tabac, pommes de terre, légumes
de plein champs, semences…) ainsi que la prairie temporaire SONT CONSIDEREES
chacune comme une culture. A noter que chaque céréale à paille est
considérée comme une culture différente : blé et orge sont 2 cultures
différentes.
En revanche les cultures pérennes (verger, houblon,
vigne…), les cultures pluriannuelles (asperges, framboises,
fraises, petits fruits…) et les prairies permanentes NE
SONT PAS CONSIDEREES comme une culture dans le dispositif
diversité de l’assolement.
- Chacune des 3 cultures doit représenter au
moins 5 % de la sole cultivée c'est-à-dire de la SAU moins
les surfaces qui ne rentrent pas dans le dispositif diversité de l’assolement
listées juste avant.
- Il existe 2 dérogations à ce principe
général :
- Si plus de 10 % de la sole cultivée est implantée en légumineuses (au
sens agronomique c'est-à-dire luzerne, pois, féveroles…), il suffit
alors de disposer en plus de ces 10 % de légumineuses d’une 2ème
culture représentant au moins 5 % de la sole cultivée.
- Les agriculteurs souhaitant rester en monoculture (c'est-à-dire
ne remplissant pas les obligations décrites précédemment) devront
disposer d’une couverture hivernale totale des sols. Celle-ci peut
être réalisée soit en implantant une culture d’hiver ou une Cipan
soit en réalisant un broyage fin des résidus de culture.
EXEMPLE 1 : SAU = 60 ha dont 55 ha de
sole cultivée :
48 ha de maïs,
5 ha de tabac,
2 ha de prairie temporaire (servant de
couvert environnemental)
dont 5 ha de prairie permanente
Dans cette exploitation, le tabac représente 9 % de la sole cultivée (5/55)
et la prairie temporaire 3,6 % (2/55). L’obligation n’est donc pas remplie.
Il y a bien 3 cultures différentes, mais chaque culture doit séparément représenter
au moins 5 %.
Il faudra soit implanter une nouvelle culture représentant au minimum 5 %
de la sole cultivée (5 % de 55 ha) soit 2,75 ha par exemple du blé. Soit augmenter
la surface en prairie temporaire pour la porter à 5 % ; dans cet exemple
il faudrait rajouter 0,75 ha de prairie temporaire.
EXEMPLE 2 : SAU = 60 ha dont 55 ha de sole cultivée :
45 ha de maïs,
8 ha de luzerne,
2 ha de prairie temporaire (servant de couvert environnemental)
dont 5 ha de prairie permanente
Dans cette exploitation, la luzerne représente 14,5 % de la sole cultivée.
Il y a donc plus de 10 % de légumineuse et une autre culture représentant plus
de 5 % (le maïs). L’obligation de diversité des assolements est donc respectée.
EXEMPLE 3 : SAU = 60 ha dont 55 ha de sole
cultivée
34 ha de maïs, 15 ha de blé,
2 ha de pomme de terre,
2 ha de choux,
2 ha de prairie temporaire (servant de
couvert environnemental)
dont 5 ha de houblon
Cette exploitation pourtant bien diversifiée ne dispose pas de 3 cultures
différentes représentant chacune 5 %. Il faudra donc modifier l’assolement
en portant la 3ème culture à 5 % pour être en règle.
Joseph Behr |
|
|
 |
 |
 |
 |
Auteur : Philippe Osswald, Joseph Behr
|
|
  |
 |
|
|