Agenda19/05/12 Retour à la page d'accueil Contacts Glossaires Plan du site Page précédente Page Suivante Imprimer  
    Actualité Syndicale / 2011
 
  Lancer la rechercheRecherche avancée













 

 

Bas de marge gauche

FDSEA du Bas-Rhin
Espace Européen de l'entreprise
2 rue de Rome
67300 Schiltigheim
Tél. 03 88 19 17 67
Fax. 03 88 19 17 68

8h00-12h00 et 13h00-17h00

 contact:
mireille.sturtz@fdsea67.fr

© 2011
FDSEA du Bas-Rhin

 
  Lait : une période dynamique


Groupe lait

Lait : une période dynamique

Rassemblés lundi 7 novembre à 20 H00, les producteurs de lait bas-rhinois ont pu faire le point à mi campagne : les perspectives semblent bonnes mais les producteurs s’interrogent sur la période post-quotas.

Près de 60 producteurs ont participé au groupe lait commun de la FDSEA et des JA en début de semaine à Schiltigheim. Cette réunion a permis de revenir sur les dossiers  de cet été (opération paille, entretien cours d’eau…). C’est ensuite l’actualité laitière qui a animé les débats. Yohann Lecoustey, nouvel animateur « lait » à la FDSEA a rappelé que la conjoncture internationale est favorable, les cotations des produits industriels (beurre, poudre, fromage) se maintiennent à des niveaux élevés. Les prix à la production sont favorables et la collecte s’en ressent avec une hausse comprise entre 4 et 6 % par rapport à 2010 dans les laiteries départementales. Après le ralentissement connu en mai, les producteurs ont tout fait afin de maintenir des niveaux de production élevés. Le maintien du niveau production pendant l’été, qui correspond aux creux de livraison habituellement, s’explique principalement par les prix attractifs. Outre les cotations de marché favorables, le prix du lait estival a été dynamisé par la saisonnalité qui atteignait 7, 61 euros la tonne de lait. Ceci correspond à une volonté des transformateurs de lisser les apports de lait durant l’année comme cela est le cas dans les autres pays européens.

 

Des quotas supplémentaires notamment pour les jeunes

Les représentants de la transformation ont pu annoncer les allocations de fin de campagne. Le directeur d’Unicolait, Marc Hoenen, a annoncé une rallonge de 1% et le président d’Alsace lait, Michel Debes, à quant à lui  évoqué 5%.  On rappelle qu’au niveau du bassin Grand Est, les laiteries pouvaient accorder jusqu’à 7% (dont 2% de remboursement de pénalités), cependant la production exceptionnelle de la campagne incite encore les laiteries à une certaine prudence.

Cette réunion a surtout été l’occasion de revenir sur les attributions de quotas supplémentaires dont a bénéficié l‘Alsace au sein du bassin. Denis Ramspacher s’est félicité des attributions record permissent notamment par le classement des deux départements alsaciens en zone de déprise laitière, c’est à dire un territoire sur lequel la production est inférieure à 400 litres par hectare. Ce classement permet entre autres de bénéficier d’attributions majorées notamment pour les JA. Didier Braun a rappelé que 52 JA se sont installés en production laitière cette année, contre 15 jeunes par le passé. L’attribution de 120 000 litres de lait pour un JA aidé (installé à partir du 1er avril) a massivement incité les jeunes à franchir le pas de l’installation. Jusqu’alors certains reculaient leur entrée dans le métier faute de perspectives. Cette opportunité a par exemple poussé des jeunes, qui étaient salariés sur l’exploitation familiale, à s’installer.

Au total, plus de 5 000 000 de litres de lait ont été accordés aux JA. En effet, dans un souci d’équité avec les jeunes installés en 2010 et 2009 des rattrapages ont été effectués, ainsi les JA aidés installés entre le 1 avril 2010 et le 31 mars 2011 inclus ont obtenu 30 000 litres de lait (5 000 pour les non aidés). Alors que ceux installés entre le 1 avril 2009 et le 31 mars 2010 inclus ont reçu 10 000 litres de lait supplémentaires. Ce quota vient s’ajouter aux 30 000 litres qu’ils avaient obtenus lors de leurs installations à l’époque où les règles de bassin étaient moins favorables.

Pour les moins jeunes, plusieurs dispositifs vont permettre d’accroître la production sur l’exploitation. L’attribution du 1% du quota national qui s’applique sur la référence au 31 mars 2011, a été accordée à près de 350 dossiers. Il fallait pour cela respecter les règles d’éligibilité, c'est-à-dire avoir moins de 62 ans au 1er avril 2011 et un taux d’utilisation de 90% au moins sur les deux dernières campagnes.

La distribution du solde de la réserve  s’appliquera en fonction du nombre d’actifs sur l’exploitation pour les demandeurs éligibles (mêmes conditions que pour le 1%). Sont considérés comme actifs : les exploitants et associés ainsi que les salariés en CDI à temps plein, les conjoints collaborateurs et aides familiaux ne sont pas comptabilisés. Ces deux dispositifs s’appliqueront sur la campagne en cours, c’est pourquoi plusieurs intervenants ont émis le souhait d’être informés rapidement des volumes alloués afin de pouvoir adapter la gestion de leur troupeau.

Enfin, les achats de quotas supplémentaires (TSST) permettront également aux éleveurs bas-rhinois d’obtenir des volumes supplémentaires, mais ceux-ci seront disponibles pour la campagne suivante.

 

Stratégie post 2015 : encore beaucoup d’interrogations

Une partie des réflexions de la soirée s’est axée sur l’avenir de la filière laitière après les quotas, sur ce point plusieurs questions demeurent. La filière est en négociation à tous les niveaux, les organisations de producteurs ont un grand rôle à jouer dans ces débats. Alors que la plupart des industriels jouent le jeu de la réflexion tripartite, Lactalis refuse de reconnaître le rôle des organisations de producteurs, il a été rappelé qu’aucun contrat ne doit être signé dans ces conditions

Les différentes stratégies choisies par les transformateurs ont été évoquées (application d’un quota A et B ou non).  Le président d’Alsace lait a rappelé que ces orientations s’établissent en fonction des perspectives de marchés que peuvent obtenir les transformateurs et qu’il n’y a pas de bonnes ou mauvaises stratégies mais une adaptation aux débouchés. Sur ce point, l’Alsace peut s’appuyer sur une filière avale solide et une marque reconnue. Cependant, Denis Ramspacher a fait remarquer que seuls 70% des volumes de lait du bassin Grand Est sont actuellement transformés sur la place, la région ne possédant pas les outils pour écouler ses volumes en produits industriels. Certains bassins producteurs investissent dans des équipements (tour de séchage), une réflexion devra naître dans le bassin sous peine de voir le lait se concentrer près des moyens de transformation.

 

Election FNPL : besoin de représentation nationale

Enfin, Denis Ramspacher est revenu sur les élections à la FNPL et  l’importance pour la région Alsace de conserver un siège au sein du bureau national de façon à défendre les intérêts de nos éleveurs lors d’une période charnière comme peut l’être la fin des quotas laitiers. En effet, l’Alsace qui produit un peu plus de 1% de la référence nationale possède un siège qu’elle entend bien conserver pour peser dans les négociations face aux grandes régions productrices comme le Grand Ouest.


Source : FDSEA du Bas-Rhin
Auteur : Yohann Lecoustey
Type de l'article : Brèves

Retour à la page d'accueil Contacts Glossaires Haut de page Page précédente Page Suivante Imprimer