Agenda19/05/12 Retour à la page d'accueil Contacts Glossaires Plan du site Page précédente Page Suivante Imprimer  
    Actualité Syndicale / 2011
 
  Lancer la rechercheRecherche avancée













 

 

Bas de marge gauche

FDSEA du Bas-Rhin
Espace Européen de l'entreprise
2 rue de Rome
67300 Schiltigheim
Tél. 03 88 19 17 67
Fax. 03 88 19 17 68

8h00-12h00 et 13h00-17h00

 contact:
mireille.sturtz@fdsea67.fr

© 2011
FDSEA du Bas-Rhin

  23/12/2011
  Relever ensemble les défis de demain. Edito 2011 du président de la FDSEA67.

Les dossiers de demain pour lesquels la FDSEA du Bas-Rhin milite, afin de continuer à défendre le revenu de ses adhérents et leur place dans la société. par Denis Ramspacher, président de la FDSEA du Bas-Rhin.

Il y a 4 ans, la France et l’Europe étaient plongés dans la crise financière des subprimes. Il s’en était suivi un ralentissement généralisé de l’économie auquel les marchés des produits agricoles n’ont malheureusement pas échappés en raison de la baisse de la demande.

Mais en y regardant d’un peu plus près, cette crise d’abord financière, a pointé du doigt les limites de l’économie virtuelle. Contrairement à toutes ces bulles qui n’existent que par la spéculation, l’agriculture elle n’est pas virtuelle. Et les résultats de la balance commerciale sont là pour le prouver. Le déficit de la balance commerciale français se creuse et hormis l’agriculture et l’agroalimentaire ou encore l’automobile, il n’y a guère d’autre secteur pour éviter que la situation n’empire.

Après quelques années de répit et un redémarrage timide de l’économie, voilà que la crise nous rattrape à nouveau, liée cette fois-ci à l’endettement massif des Etats. Menacés de perdre leur triple A, les pays européens organisent sommets sur sommets de chefs d’Etat. Des plans de rigueur, bien tardifs, sont adoptés. Mais surtout il en ressort que l’Allemagne arrive mieux à faire face à cette crise que les autres pays dont la France. Le modèle allemand a été cité maintes fois en exemple.

Regagner en compétitivité

En tant que frontaliers, nous sommes bien placés ici en Alsace pour le savoir. D’ailleurs cela fait bien longtemps que la FDSEA du Bas-Rhin tire la sonnette d’alarme en citant l’exemple allemand. Le coût du travail saisonnier, moitié moins élevé de l’autre côté du Rhin, rend nos filières agricoles exigeantes en main d’œuvre – fruits et légumes notamment – bien moins compétitives. C’est un peu comme si nous devions courir une course d’obstacles avec des semelles de plomb à nos chaussures ! Ce constat que nous faisons maintenant depuis des années ne doit pas être considéré comme une critique de l’Allemagne mais au contraire inciter les responsables politiques français à réagir. Et les exemples ne s’arrêtent pas au coût du travail. La fiscalité, la TVA en particulier, est plus avantageuse pour nos homologues allemands. Même sur le plan des contraintes environnementales, les agriculteurs allemands sont moins harcelés. Les « Verts » représentent certes une force politique de poids en Allemagne, mais lorsqu’il s’agit de mettre en œuvre concrètement sur le terrain des mesures de préservation de l’environnement, le pragmatisme l’emporte en Allemagne.

A la veille d’échéances électorales importantes en France, il est important de rappeler ces faits. Tout le monde parle d’agriculture durable, mais chacun oublie que la durabilité repose sur 3 piliers : l’économie, le social et l’environnement. L’un ne va pas sans l’autre.

Arrêter la surenchère

Concernant le volet environnemental, les cartons sont pleins de mesures prêtes à nous tomber dessus : schéma régional de cohérence écologique, trame verte et bleue, compensations environnementales pour le GCO et le TGV, verdissement de la Pac... Pourtant le Chef de l’Etat avait annoncé à plusieurs reprises qu’il fallait en arrêter avec la multiplication des règles environnementales. Cela n’a pour l’instant pas été suivi d’effet. Alors nous le redisons, ARRÊTONS LA SURENCHÈRE ! A force de multiplier les règles environnementales, notre activité va être complètement mise sous cloche et il ne pourra plus y avoir de durabilité économique. Car toutes ces contraintes créent soit des charges supplémentaires ou amputent notre revenu. A force de ne plus entretenir les fossés et cours d’eau,  certaines portions de nos parcelles sont inondées à la moindre pluie et deviennent inexploitables. Le protocole négocié par la FDSEA au courant de cette année avec l’administration permettra désormais aux exploitants et aux associations foncières de réaliser les travaux d’entretien régulier qui s’imposent. Nous avons présenté en détail cet accord lors de nos récentes réunions cantonales. Nous comptons sur la responsabilité de tous pour que cet accord tienne dans la durée. N’hésitez surtout pas à contacter la FDSEA avant d’entreprendre vos travaux.

A l’heure des bilans, nous pouvons dire que l’année agricole 2011 se termine globalement positivement. Après la sécheresse très précoce qui a affecté les céréales à paille et l’herbe, les cultures de printemps ont pleinement bénéficié de la seconde partie d’année très arrosée. Les prix ont également été au rendez-vous. Après une longue période de prix bas, les cours de la viande bovine se sont enfin redressés au second semestre, mais il faut maintenant que cela dure et que les producteurs de porcs puissent enfin eux aussi bénéficier d’une embellie.

Accompagner les agriculteurs et renforcer l’agriculture départementale

De son côté la FDSEA a cherché à accompagner au mieux les agriculteurs touchés par la sécheresse. Nous avons mis en place l’opération paille. Plus de 6 000 tonnes ont pu être fourni aux éleveurs via notre association Alsace agri services sans qu’aucun acompte ne soit demandé sur le paiement. Cette opération d’envergure a été rendue possible grâce au réseau FNSEA et plus particulièrement des FDSEA de la Marne et de l’Aube. Nous avons aussi obtenu le classement en calamités agricoles des deux régions les plus herbagères du département, l’Alsace bossue et de la Montagne vosgienne. Les exploitations agricoles dont le système fourrager repose principalement sur l’herbe pourront en conséquence bénéficier d’une aide calamités.

Pour la filière laitière aussi, le bilan de l’année sera positif, d’autant plus qu’avec les nouvelles règles de bassin, notre département a pu bénéficier d’une dotation de plus de 10 millions de litres de lait. Cette confortation sans précédent de la filière a été rendue possible grâce aux nouvelles règles de gestion des quotas et au classement en zone de déprise de notre région au sein du grand bassin Est, mais aussi et surtout grâce au dynamisme de nos producteurs.

Si la situation agricole s’est globalement améliorée en 2011, deux de nos filières emblématiques, le tabac et le houblon, restent cependant confrontées à une absence de visibilité. Le tabac doit réussir à combler la baisse des aides européennes et le houblon à retrouver de nouveaux marchés. Ces deux filières font partie intégrante de l’équilibre de l’agriculture départementale et font vivre de nombreuses familles. Il n’est donc pas question pour nous de les voir disparaître et nous ferons tout ce qui est dans nos moyens pour les conforter.

Pas de convergence ni verdissement à n’importe quel prix

Nous demandons d’ores et déjà que dans le cadre de la prochaine Pac 2014-2020, ces deux productions puissent bénéficier d’un nouveau soutien couplé. La Pac post 2013 sera à n’en pas douter l’un des principaux sujets qui nous mobilisera en 2012. Le Commissaire européen à l’agriculture Dacian Ciolos a confirmé mi-octobre les orientations de la future Pac dévoilées un an plus tôt. Si Dacian Ciolos a réussi à sortir la Commission européenne de sa vision ultra libérale de l’agriculture, il n’en demeure pas moins que la nouvelle Pac risque d’avoir des conséquences importantes sur nos exploitations agricoles. Le verdissement et surtout la convergence nationale des aides risquent d’impacter fortement le revenu des exploitations alsaciennes. La convergence pure et simple telle que proposée par la Commission n’est pas acceptable. Une nouvelle fois, tout le monde se focalise sur le montant de l’aide à l’hectare sans regarder la taille des exploitations. Oui, nous avons des soutiens élevés à l’hectare, mais ramenés à l’exploitation, l’Alsace fait partie des régions avec les plus faibles soutiens. Nous reviendrons sur cette question lors de notre assemblée générale à Brumath le 20 janvier prochain avec notre invité Pascal Ferey, vice-président de la FNSEA, également en charge des questions environnementales.

Vous l’aurez compris, les défis et les combats qui nous attendent et que la FDSEA n’hésitera pas à relever en 2012 sont nombreux.

Soyez certains qu’au cours de la nouvelle année qui arrive, la FDSEA continuera à être mobilisée aux côtés des agriculteurs pour faire progresser ensemble dans le bon sens tous ces dossiers. Nous agirons avec détermination, en recourant à l’action syndicale s’il le faut. Quotidiennement au service de ses adhérents, la FDSEA s’efforcera aussi d’être force de propositions afin de permettre aux agriculteurs d’envisager sereinement l’avenir.

C’est avec cette conviction que je vous souhaite à toutes et à tous d’heureuses fêtes de Noël en famille ainsi que bonheur, santé et réussite pour cette nouvelle année.


Source : FDSEA du Bas-Rhin
Auteur : Denis RAMSPACHER
Type de l'article : Communiqués

Retour à la page d'accueil Contacts Glossaires Haut de page Page précédente Page Suivante Imprimer