Congrès Légumes de France
09 et 10 novembre 2011, Lyon
Une crise encore plus difficile qu'en 2009
Les marchés d’hiver 2010-2011 ont été moroses et la crise sanitaire (E-coli) fortement relayée dans les médias a impacté les marchés dès le début de l’entrée en campagne de la majorité des produits au printemps. Les prix ont ainsi chuté, maintenant les marchés à des prix en dessous des coûts de production. La campagne d’été n’a pas permis de relancer les marchés. Le climat a fait chuter les achats des ménages, et une véritable crise touchant l’ensemble des légumes s’est installée dans la durée.
L’importance de la communication grand public
La communication doit être plus réactive lors des crises. Mais avant tout, il est primordial de sensibiliser les consommateurs locaux sur différents aspects de la filière notamment :
- son rôle dans l’économie rurale et locale
- son implication dans l’agriculture raisonnée
- son investissement dans l’art de manger sainement au travers de plusieurs slogans.
Enfin, un événement au plus près du grand public a été mis à l’honneur lors du congrès : il s’agit du pétale fruits et légumes mis en place à l’occasion des Terres à l’envers.
La FNSEA et la FDSEA67 présentes !

©EH - Le Studio des 2 Prairies
De gauche à droite : Roger Leguen (sociologue du syndicalisme agricole), Christiane Lambert (première vice présidente de la FNSEA), Christel Teyssèdre (vice-présidente UNFD), Angélique Delahaye (présidente Producteurs de Légumes de France), Denis Digel (président producteurs fruits et légumes du Bas-Rhin, administrateur de Légumes de France) et Dominique Despras (président FDSEA Rhône).
Christiane Lambert, première vice présidente de la FNSEA, était présente pendant le congrès des producteurs de légumes. Elle est intervenue plus longuement lors de la première table ronde « le syndicalisme : pour quoi faire ? ». En 1er lieu, Christiane Lambert a tenu à rappeler que la FNSEA était sensible à la cause des producteurs de fruits et légumes. C’est donc naturellement qu’elle dénonça la faible part de l’enveloppe européenne destinée à la France pour la gestion de la crise E-coli.
Elle a rappelé la nécessité de compétitivité des produits français mais aussi des exploitations. Pour la FNSEA, les moyens pour y parvenir sont les suivants : la mise en place de la TVA sociale, et une réforme de la fiscalité des exploitations.